Comment lancer un service de voix-sur-ip et tirer profit du marché des cartes prépayées
Cartes prépayées - marché saturé ?
L’une des questions principales est avant tout de savoir quelle population vous souhaitez servir et comment s’approvisionner. Le marché de la carte prépayée semble saturé, on peut constater une prolifération des opérateurs se lançant dans le business de la carte prépayée, certains offrant même les minutes gratuites pour certaines destinations.
Comment font-ils ? Leur volume est tellement important qu’ils sont en mesure de se le permettre et les charges d’administration que vous payez en utilisant la carte couvrent plus ou moins le coût de l’appel dit « gratuit » ! Et en passant par une route « grise », virtuellement l’opérateur ne paye quasiment pas l’appel – une route « grise » est un appel qui va emprunter l’Internet public pour acheminer l’appel vers la Gateway dans le pays de destination : simple à mettre en œuvre avec Asterisk ;-)
Quel potentiel ?
Cela dit, vous commencez sûrement à comprendre le potentiel que représente une route grise en terme de profit, mais souhaitez vous servir une large clientèle et sacrifier la qualité ? En général, votre client s’attend à une qualité aussi bonne que son téléphone habituel, peut tolérer une qualité proche de son mobile, surtout si le prix de la communication est faible.
Qualité des appels
Le problème qui se pose est donc la qualité de l’appel – le meilleur compromis est de combiner une route grise avec une route « blanche » — la route blanche est un appel qui sera acheminé via les lignes de l’opérateur historique (RTC). Mais à moins de produire un trafic conséquent pour pouvoir obtenir des rabais conséquents, il va être difficile de devenir compétitif dans ce marché et attirer des clients vers votre service – on sait que les clients changent difficilement leurs habitudes à moins que vous proposiez une offre qui sorte du commun – prix très compétitifs, qualité acceptable voir bonne ou très bonne dans les destinations phares : Amérique du Sud, Afrique, Magreb, Asie – il suffit de voir le type de personnes entrant et sortant des callshops (sans aucune offense).
Votre cible
C’est ici qu’intervient la détermination de votre cible ou de votre clientèle – interrogez votre revendeur de cartes prépayées locales, ou le callshop de votre quartier, demandez-lui simplement sur quelle destination il souhaiterait avoir de meilleurs prix, vous saurez quels sont ses meilleurs clients. En fonction de vos affinités et/ou contacts avec ces différents pays, vous pouvez déterminer quel type de minute vous allez fournir. Vous vous rappelez, je faisais, mention d’une qualité « téléphone mobile » ? Imaginez maintenant fournir un service avec une qualité mobile vers des mobiles – en effet, des routes « grises » vers les mobiles des pays que vous aurez choisis.
Le produit
Le prix des communications sur mobiles en Europe ou ailleurs reste encore et toujours très cher. En Afrique par exemple, une grande majorité de personnes utilisent le mobile et reçoivent des appels internationaux – d'ailleurs, c’est la plupart du temps le seul moyen de les joindre – ils ont rarement un fixe.
Vous pourriez donc, établir un point de présence dans certains pays cible, assurer la liaison internationale via voix-sur-ip, puis la liaison locale via une Gateway GSM – vérifiez la législation en vigueur avant tout.
La technique
La question que vous devez vous poser doit être maintenant : comment collecter et acheminer les appels une fois avoir choisi le marché ? Reste donc l’équipement et l’expertise.
Dans ce type de déploiement il va falloir trouver un fournisseur de SDA ou bien établir vos propres E1 pour collecter les appels – un client à Singapour, nous racontait qu’ils avaient fait mettre 1 T1 dans son bureau reliée à une Gateway Quintum qui acheminait son trafic via VoIP en passant par sa ligne DSL ! Nous étions médusés, mais ceci n’a rien de professionnel.
Car, une fois les appels entrants acheminés sur votre plateforme, il va falloir traiter l’appel : authentification en proposant au client de saisir son code PIN, vérification du crédit pour la destination demandée, facturation et rupture de l’appel si le crédit est épuisé. Il existe des solutions open source pour gérer un service de cartes prépayées ; cela peut être une option si votre capital est limité.
Open Source vs Payant
Mettre en place un réseau de voix-sur-ip paraît aisé surtout avec des solutions comme Asterisk – ayant moi-même créé une société proposant des services de type Vonage – le temps à mettre en place Asterisk, SER, s’assurer que la facturation fonctionne, tester vos providers, cela peut vous prendre plus de 3 mois. Trouver les talents coûte également cher, car il va vous falloir une expertise sur le long terme.
Il est judicieux de peser le pour et le contre entre une solution tout open source et/ou commerciale.
Il est rare qu’un opérateur, déterminer à créer un business viable repose l’épine dorsale de son business sur des logiciels tout open source – basé sur ma seule expérience, une solution commerciale peut parfois vous assurer stabilité et réponse aux problèmes que vous pourriez avoir par la suite.
Action
Si vous souhaitez juste tester le marché avec quelques cartes, utilisez une solution open source. Dans le cas ou vous souhaitez établir une forte présence et marquer les esprits – le client se souvient toujours de la marque ou de la carte qui l’a déçue – optez pour une solution commerciale telle que N-Soft, Digitalk ou encore Talking SIP. Solutions étudiées et testées permettant plusieurs configurations/business modèles différents.
Cela vient avec un coût d’acquisition élevé, et dans certains cas vous aurez besoin d’un contrôleur de session, tel que NexTone, pour assurer l’acheminement et l’interconnexion entre des fournisseurs disparates – je peux vous fournir une liste de fournisseurs, n’hésitez pas à me contacter.
En conclusion
Minimisez vos risques tout en augmentant en capacité comme bon vous semble : un minimum de dépense et d’expertise au démarrage.
Si vous souhaitez en savoir plus sur le business de la carte prépayée ou que j’aborde un business model spécifique, n’hésitez pas à me contacter.
Technorati Tags: voip
L’une des questions principales est avant tout de savoir quelle population vous souhaitez servir et comment s’approvisionner. Le marché de la carte prépayée semble saturé, on peut constater une prolifération des opérateurs se lançant dans le business de la carte prépayée, certains offrant même les minutes gratuites pour certaines destinations.
Comment font-ils ? Leur volume est tellement important qu’ils sont en mesure de se le permettre et les charges d’administration que vous payez en utilisant la carte couvrent plus ou moins le coût de l’appel dit « gratuit » ! Et en passant par une route « grise », virtuellement l’opérateur ne paye quasiment pas l’appel – une route « grise » est un appel qui va emprunter l’Internet public pour acheminer l’appel vers la Gateway dans le pays de destination : simple à mettre en œuvre avec Asterisk ;-)
Quel potentiel ?
Cela dit, vous commencez sûrement à comprendre le potentiel que représente une route grise en terme de profit, mais souhaitez vous servir une large clientèle et sacrifier la qualité ? En général, votre client s’attend à une qualité aussi bonne que son téléphone habituel, peut tolérer une qualité proche de son mobile, surtout si le prix de la communication est faible.
Qualité des appels
Le problème qui se pose est donc la qualité de l’appel – le meilleur compromis est de combiner une route grise avec une route « blanche » — la route blanche est un appel qui sera acheminé via les lignes de l’opérateur historique (RTC). Mais à moins de produire un trafic conséquent pour pouvoir obtenir des rabais conséquents, il va être difficile de devenir compétitif dans ce marché et attirer des clients vers votre service – on sait que les clients changent difficilement leurs habitudes à moins que vous proposiez une offre qui sorte du commun – prix très compétitifs, qualité acceptable voir bonne ou très bonne dans les destinations phares : Amérique du Sud, Afrique, Magreb, Asie – il suffit de voir le type de personnes entrant et sortant des callshops (sans aucune offense).
Votre cible
C’est ici qu’intervient la détermination de votre cible ou de votre clientèle – interrogez votre revendeur de cartes prépayées locales, ou le callshop de votre quartier, demandez-lui simplement sur quelle destination il souhaiterait avoir de meilleurs prix, vous saurez quels sont ses meilleurs clients. En fonction de vos affinités et/ou contacts avec ces différents pays, vous pouvez déterminer quel type de minute vous allez fournir. Vous vous rappelez, je faisais, mention d’une qualité « téléphone mobile » ? Imaginez maintenant fournir un service avec une qualité mobile vers des mobiles – en effet, des routes « grises » vers les mobiles des pays que vous aurez choisis.
Le produit
Le prix des communications sur mobiles en Europe ou ailleurs reste encore et toujours très cher. En Afrique par exemple, une grande majorité de personnes utilisent le mobile et reçoivent des appels internationaux – d'ailleurs, c’est la plupart du temps le seul moyen de les joindre – ils ont rarement un fixe.
Vous pourriez donc, établir un point de présence dans certains pays cible, assurer la liaison internationale via voix-sur-ip, puis la liaison locale via une Gateway GSM – vérifiez la législation en vigueur avant tout.
La technique
La question que vous devez vous poser doit être maintenant : comment collecter et acheminer les appels une fois avoir choisi le marché ? Reste donc l’équipement et l’expertise.
Dans ce type de déploiement il va falloir trouver un fournisseur de SDA ou bien établir vos propres E1 pour collecter les appels – un client à Singapour, nous racontait qu’ils avaient fait mettre 1 T1 dans son bureau reliée à une Gateway Quintum qui acheminait son trafic via VoIP en passant par sa ligne DSL ! Nous étions médusés, mais ceci n’a rien de professionnel.
Car, une fois les appels entrants acheminés sur votre plateforme, il va falloir traiter l’appel : authentification en proposant au client de saisir son code PIN, vérification du crédit pour la destination demandée, facturation et rupture de l’appel si le crédit est épuisé. Il existe des solutions open source pour gérer un service de cartes prépayées ; cela peut être une option si votre capital est limité.
Open Source vs Payant
Mettre en place un réseau de voix-sur-ip paraît aisé surtout avec des solutions comme Asterisk – ayant moi-même créé une société proposant des services de type Vonage – le temps à mettre en place Asterisk, SER, s’assurer que la facturation fonctionne, tester vos providers, cela peut vous prendre plus de 3 mois. Trouver les talents coûte également cher, car il va vous falloir une expertise sur le long terme.
Il est judicieux de peser le pour et le contre entre une solution tout open source et/ou commerciale.
Il est rare qu’un opérateur, déterminer à créer un business viable repose l’épine dorsale de son business sur des logiciels tout open source – basé sur ma seule expérience, une solution commerciale peut parfois vous assurer stabilité et réponse aux problèmes que vous pourriez avoir par la suite.
Action
Si vous souhaitez juste tester le marché avec quelques cartes, utilisez une solution open source. Dans le cas ou vous souhaitez établir une forte présence et marquer les esprits – le client se souvient toujours de la marque ou de la carte qui l’a déçue – optez pour une solution commerciale telle que N-Soft, Digitalk ou encore Talking SIP. Solutions étudiées et testées permettant plusieurs configurations/business modèles différents.
Cela vient avec un coût d’acquisition élevé, et dans certains cas vous aurez besoin d’un contrôleur de session, tel que NexTone, pour assurer l’acheminement et l’interconnexion entre des fournisseurs disparates – je peux vous fournir une liste de fournisseurs, n’hésitez pas à me contacter.
En conclusion
Minimisez vos risques tout en augmentant en capacité comme bon vous semble : un minimum de dépense et d’expertise au démarrage.
Si vous souhaitez en savoir plus sur le business de la carte prépayée ou que j’aborde un business model spécifique, n’hésitez pas à me contacter
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